Proportion des diabétiques de type 1 et 2.

Il y a environ 120 millions de diabétiques dans le monde, et ce chiffre pourrait doubler d'ici 25 ans car les conditions de vie de notre civilisation favorisent le développement du diabète non-insulino-dépendant. Le diabète est devenu de ce fait un véritable problème de santé publique.

Le diabète est une maladie chronique qui provoque un excès de sucre (glucose) dans le sang.

La glycémie normale (taux de sucre) à jeun varie de 0,8 g à 1 g par litre de sang.

 Lors de la digestion, les aliments sont dégradés en petites molécules, en particulier du glucose qui passe dans la circulation sanguine et augmente alors la glycémiedu sang (taux de glucose dans le sang).

A ce signal, le pancréas doit sécréter une certaine quantité d'insuline. Cette hormone essentielle " avertit " les cellules du corps, le foie et les cellules graisseuses d'utiliser le glucose, soit pour les besoins énergétiques immédiats, soit pour le stocker en réserve.

La glycémie revient alors à un niveau normal.

Dans le cas du diabète, le pancréas sécrète insuffisamment ou pas du tout d'insuline. La concentration de glucose sanguin s'élève anormalement (hyperglycémie ) et provoque des sensations de soif (polydipsie) et de faim intenses, une élimination excessive d'urine (polyurie), une perte de poids et une grande lassitude.

Le taux important de sucre dans le sang et l'urine empêche le corps de se défendre contre les germes pathogènes (susceptibles de provoquer des maladies) et les infections se multiplient.

On distingue deux formes de diabète :

 le diabète de type 1

appelé autrefois diabète insulino-dépendant (DID),

Le diabète de type 1, appelé aussi diabète maigre, touche environ 10% des diabétiques et apparaît en général chez les personnes âgées de moins de 35 ans,particulièrement pendant l'enfance et l'adolescence.

Dans ce cas, le diabète est une forme de maladie auto-immune, c'est-à-dire une maladie dans laquelle le corps stimule ses mécanismes de défense naturelle contre lui-même. Les cellules du pancréas productrices d'insuline sont alors détruites.

Les malades atteints par cette forme de diabète ont besoin vitalement d'un apport extérieur d'insuline.

 Il existe une prédisposition génétique à développer le diabète de type 1. Le risque d'avoir un enfant diabétique pour un parent diabétique est de 10 %. 

le diabète de type 2,

appelé autrefois non insulino-dépendant (DNID).

Le diabète de type 2, connu aussi sous le nom de diabète gras, se déclare le plus souvent chez des personnes de plus de quarante ans en surpoids. Leur pancréas produit de l'insuline mais en quantité insuffisante. Les symptômes peuvent être absents au début de l'affection et la maladie est alors diagnostiquée au bout de plusieurs années, alors que les complications existent déjà.